Lycéens et apprentis au cinéma en Normandie

L’Atelier critique propose aux élèves de Normandie de publier des travaux critiques dans le cadre de l’opération Lycéens et apprentis au cinéma. Articles, débats audio, critiques vidéo et créations graphiques sont mis en ligne par les enseignants inscrits afin de permettre aux élèves de partager leur expérience de spectateur et de mettre en débat leurs réflexions sur les films.

Shining

Stanley Kubrick - Etats-Unis - 1980

Critique publiée par Sarah - le 21/04/2014
Seconde 6, La Morandière ,
Granville

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Shining, l’enfant lumière

« Shining », quatrième grand succès du cinéaste britannique Stanley KUBRICK, fait frémir les salles. Le film issu du roman de Stephen King est sorti le 16 octobre 1980. Il met en scène Jack Nicholson (=Jack Torrance), Shelley Duvall (=Wendy Torrance), Danny Loyd (=Danny Torrance), Scatman Crothers (Dick Hallorann). Le genre principal de ce film est l’épouvante à l’état pur, et toute l’histoire se déroule en Amérique de l’ouest dans les montagnes rocheuses du Colorado.

Jack Torrance, gardien d’un hôtel fermé l’hiver, sa femme et son fils Danny s’apprêtent à vivre de longs mois de solitude. Danny, qui possède un don de médium, le "Shining", est effrayé à l’idée d’habiter ce lieu, théâtre marqué par de terribles événements passés...

Le film de Stanley KUBRICK est une véritable réussite car il nous ouvre les portes d’un univers vraiment effrayant... une atmosphère pesante des lieux, des scènes, qui restent ancrés dans la mémoire. Le cinéaste s’est donc inspiré du roman du grand écrivain américain Stéphen KING pour réaliser son chef- d’œuvre. Son long métrage est particulièrement intéressant car il présente un aspect effrayant sur les points de vue psychologiques, et arrive à mettre mal à l’aise ses spectateurs.
C’est pourquoi ce n’est pas un film d’horreur banal. En effet on peut penser que Stephen King était bien perturbé le jour où il a écrit ce récit. Mais toutes les idées ne viennent pas de lui, cet hôtel existe bel et bien et serait parait-il hanté, car c’est pendant quelques jours passés au Stanley Hotel dans le Colorado, que l’auteur de « Shining » a trouvé son inspiration. Nous pouvons retrouver tous ses ressentis dans ce film ainsi que tout ce qui l’a inspiré qui provient de histoire vraie de l’ethnocide indien et également de témoignages d’individus ayant séjourné dans cet hôte.

Musicalement le film est extraordinaire car la bande son, est aussi importante que les images.
C’est elle qui crée l’ambiance pesante et inquiétante. Dès le début du long métrage, les premières notes de musique classique paraphrasant "La symphonie fantastique"de Berlioz et son passage du« Dies Irae » résonnent et nous plongent immédiatement dans l’ambiance glaciale de « Shining ». Les bandes sonores jouent un rôle primordial dans la production de Stanley KUBRICK car elles sont prémonitoires de mauvais événements et troublent le spectateur, qui se questionne sur la situation des personnages et se trouve alors désorienté.
Artistiquement, comment parler de Shining sans évoquer la grande prestation de Jack NICHOLSON ? Celui- ci incarne extrêmement bien son rôle complexe en passant d’un extrême à l’autre ; d’un père de famille épanoui et heureux, à un psychopathe complètement fou possédé par le diable.
Son rôle est particulièrement intéressant car il joue un personnage schizophrène ce qui est une véritable prouesse artistique pour un acteur.
Il faut dire que Shining est un film d’horreur inoubliable par ses multiples scènes cultes comme la scène de la porte de la salle de bain lorsque jack essaye d’y pénétrer à coups de hache, ou encore celle de la poursuite dans le labyrinthe qui clôt le film. KUBRICK choisit d’utiliser un espace vide et labyrinthique à l’intérieur duquel les personnages ne sont jamais situés l’un par rapport a l’autre. C’est un principe de montage alterné, passant sans cesse de la proie au prédateur qui renforce la désorientation du spectateur. Enfin l’usage de la steadicam amortit les secousses de la caméra et fait que la poursuite n’est pas filmée de façon réaliste.

Pour finir nous dirons que le film « Shining » est un véritable chef-d’œuvre artistique et cinématographique tant par le remarquable jeu de tous les acteurs que par l’utilisation spéciale des différentes caméras dont la steadicam qui a pour but de mettre en doute le spectateur entre la fiction et la réalité.

Courez voir ce chef- d’œuvre d’épouvante si vous l’osez, il est encore temps de changer d’avis pour les âmes sensibles. Ce n’est pas pour rien que les promoteurs aux Etats- Unis l’ont surnommé « La vague de terreur qui balaya l’Amérique ».

Mathilde HAMON-MEJIAS & Victor DESCHAMPS 2nd6